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2012-08-13

Les grands peintres impressionnistes - Paul Gauguin - 1848-1903

Paul GAUGUIN

aventurier et voyageur

Paul GAUGUIN est né à Paris en 1848 dans une famille française de la moyenne bourgeoisie. Il était d'ascendance hispano-péruvienne noble par sa mère, et sa famille, étiquetée "rouge" - son père travaillant au "National", l'organe du Parti Radical -, gagne le Pérou en 1849 pour échapper à la répression du "Parti de l'ordre".
Son père décède lors du voyage, et Paul reviendra à Paris six ans plus tard avec sa mère et sa soeur. De cette petite enfance en exil en Amérique Latine, il gardera toujours le goût du voyage et de l'exotisme.
Autoportrait au Christ Jaune
1889

Collection particulière


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DEBUSSY -Prélude à l'après-midi d'un faune (1894)

LE MARIN
A 17 ans, il s'engage dans la marine marchande. De ce quai du Havre ou s'était embarqué Edouard Manet en 1848, comme matelot, Paul Gauguin voit à son tour s'éloigner les côtes de France. La destination est la même : Rio de Janeiro. En retrouvant le continent de son enfance, le jeune matelot est heureux. Par le détroit de Magellan, à Port -Famine, Paul se rend sur la tombe de son père, puis se dirige vers Panama , les iles polynésiennes, les Indes. Là, en 1867, il apprend que sa mère s'est éteinte.

L'AGENT DE CHANGE
Après la guerre franco-prusienne de 1870-71, Paul Gauguin reprend la vie à zéro. Il va trouver une situation chez l'agent de change Bertin, confrère de Gustave Arosa, un ami de sa famille devenu son tuteur à la mort de sa mère en 1867. Il gardera cet emploi, qui lui offre une vie aisée, jusqu'au krach de 1882.
C'est également auprès de Gustave Arosa qu'il va s'initier à la peinture. Celui-ci possédait une importante collection d'art, incluant des oeuvres de Delacroix. Sous son influence, Paul Gauguin allait devenir lui-même peintre amateur, puis collectionneur, achetant des oeuvres impressionnistes.
Il rencontre une jeune danoise , Mette-Sophie Gad, qu'il épouse en 1873. Elle lui donnera 5 enfants.

LE PEINTRE DU DIMANCHE, ELEVE DE PISSARRO

La Seine au Pont d'Iéna,
temps neigeux
1875
Musée d'Orsay, Paris
Avec son ami Emile Schuffenecker, un collègue de bureau, peintre amateur, il va peindre en banlieue. A ses débuts Paul Gauguin peint dans le style de Corot, et sera même admis au Salon de 1876.
En 1874, chez les Arrosa, il rencontre Pissarro , qui va l'initier au paysage impressionniste et lui communiquer le sens de la composition picturale.

DANS LE SILLAGE DES IMPRESSIONNISTES
Durant les années 1874-1886, Paul Gauguin allait se mouvoir dans le sillage du mouvement impressionniste.
En tant que collectionneur, il se montra audacieux achetant très tôt des oeuvres de Pissarro, Manet, Monet, Renoir, Sisley, Guillaumin, Cassatt, Degas et Cézanne. Il gagnera particulièrement l'amitié de Pissarro et de Degas, ce dernier restant, en dépit d'une brouille passagère, l'un de ses plus ardents défenseurs, lui achetant à plusieurs reprises des toiles.
En tant que peintre, sa peinture restera très proche de celle de son mentor, Pissarro, jusque vers 1883. Il devra à l'impressionnisme son sens de la lumière de plein air, la luminosité de ses couleurs, et son indépendance à l'égard des conventions.
Paul Gauguin participera de 1879 à 1886 aux cinq dernières expositions du groupe des impressionnistes.
Au cours de ses hésitations, on trouve la remarquable "Etude de nu ou Suzanne cousant" , qui fut très remarquée lors de l'Exposition de 1881.
La disposition et le caractère de nature morte rappelle Manet, l'étude de nu et les gestes quotidiens de la couture trahissent la vision réaliste de Degas, tandis que la richesse des nuances de lumière et des ombres bleues et vertes sur la peau nue rapprochent cette oeuvre de Renoir.
Même après sa rupture de l'été 1888 avec l'impressionnisme, il est des admirations que Gauguin ne reniera jamais : Pissarro, Degas et Cézanne.

Etude de nu
ou Suzanne cousant
1881
Ny Carlsberg-Glyptotek
Copenhague, Danemark
GAUGUIN PEINTRE A PART ENTIERE
Après le krach de 1882, Paul Gauguin quitte son emploi et décide de "peindre tous les jours" et de se consacrer à cet art qu'il pratique depuis longtemps en "talentueux peintre du dimanche". Ayant décidé de vivre exclusivement de son art, sa situation financière se détériore rapidement. Gauguin part vivre avec sa famille à Rouen, et huit mois plus tard, sans le sou, est contraint de partir vivre dans la famille de sa femme, avec ses cinq enfants au Danemark.
Là, Paul Gauguin, incompris de sa belle-famille, se décourage rapidement et décide finalement de revenir vivre à Paris avec Clovis, un de ses fils. Ils y vivront dans un grand dénuement, souvent gagnés par la maladie, mais toujours aidés par Schuffenecker, l'ami fidèle. Quoique gagnant peu d'argent en vendant ses tableaux, Gauguin voit ses oeuvres souvent favorablement accueillies par la critique
Gauguin participa à la huitième et dernière exposition des Impressionnistes en 1886, dont Monet, Renoir, Sisley et Caillebotte étaient absents, laissant Degas et Pissarro imposer leurs protégés respectifs, en particulier Seurat et Signac pour Pissarro.
L' année 1886 peut être considérée comme la dernière année du groupe des impressionnistes, qui va, encore davantage, éclater dans différentes directions, que l'on regroupera sous le vocable "post-impressionnisme".
1886, LE SYMBOLISME
Cette même année 1886 voit la naissance d'une nouvelle tendance artistique, le Symbolisme, exposée dans le manifeste du poète Jean Moréas. Celle-ci s'oppose à l'Impressionnisme en prônant non la peinture objective de la réalité observée avec ses mille détails visuels, mais la peinture du caractère propre du sujet - ce qu'il symbolise - au moyen de traits essentiels.

Végétation tropicale, Martinique
1887

Collection particulière
En juillet 1886 Paul Gauguin effectue un premier séjour en Bretagne. Il s'installe pour 3 mois à la pension Le Gloanec, à Pont-Aven, un village de pêcheurs où vit une colonie d'artistes. Il y rencontre le très jeune peintre (et écrivain) Emile Bernard (1868-1941) , tenant du "cloisonnisme", une technique picturale cernant chaque plan de couleur d'une fine cloison, un peu à la manière de la technique du vitrail.
De retour à Paris, il rencontre pour la 1ère fois Van Gogh en novembre 1886.
En avril 1887, il s'embarque avec le peintre Charles Laval pour Panama, où il travaille un mois sur le Canal de Panama, d'où il gagnera la Martinique.
Il y vit de juin à octobre à l'Anse Turin, au Carbet, dans des conditions précaires dans une case sur une plantation, à 2 kilomètres de Saint-Pierre. Là, enthousiasmé par la beauté de la nature, il peindra une dizaine de toiles qui ont laissé un souvenir profond aux Antillais (Musée Gauguin - Le Carbet).
Malades de dyssenterie et du paludisme, et sans ressources pour vivre, Gauguin et Laval rentrent en France en novembre 1887.

1888, LE SYNTHETISME A PONT-AVEN
De retour à Paris, Paul Gauguin repartira début 1888 à Pont-Aven, à la pension Le Gloanec, où il restera jusqu'en octobre, date de son départ en Arles pour retrouver Vincent Van Gogh.
A Pont-Aven, Paul Gauguin renonça à l'impressionnisme pour élaborer, influencé par le peintre Emile Bernard et par le courant symboliste, une nouvelle théorie picturale, le "Synthétisme".
Sa recherche allait dans le sens d'une simplification des formes, il élimine les détails pour ne garder que la forme essentielle, simplification obtenue par l'usage du cerne et de l'aplat de couleur.
Le tableau "La vision après le sermon" - 1888 qu'il peint à Pont-Aven dans ce style, constitue également le premier essai de Gauguin pour introduire dans un tableau un motif imaginaire, enfreignant le principe de stricte réalité en vigueur depuis Courbet.

La vision après le sermon ou la lutte de Jacob avec l'ange
1888
National Gallery of Scotland , Edimbourg
GAUGUIN CHEZ VAN GOGH EN ARLES
Paul GAUGUIN arrive à Arles le 23 octobre 1888, attendu avec ferveur par Vincent Van Gogh.
Cette visite améliore d'abord l'état de santé de Van Gogh, avant que les deux hommes ne s'opposent sur leur façon de travailler et leurs idées, et ce que Van Gogh devait appeler "la catastrophe" dans la journée du 23 décembre, qui vit Vincent menacer Paul avec un rasoir, avant de se mutiler partiellement l'oreille droite.
Gauguin quitte Arles après ce dramatique incident.
Pourtant, l'intensité psychique et spirituelle des toiles de Gauguin de 1889, le Christ Jaune, le Calvaire breton, la Belle Angèle évoque l'influence de Van Gogh sur Gauguin.
L'Exposition au Café Volpini à l'occasion de l'Exposition universelle de Paris de 1889 marque la naissance d'une école nouvelle groupée autour de Gauguin, l'Ecole de Pont-Aven.
Nabis et Synthétistes, inspirés également par Mallarmé et les symbolistes littéraires, partageront pendant quelques temps des convictions communes sur la nécessité de libérer la peinture de sa sujétion au réel et de laisser davantage de place à l'idée ou à la symbolique.
Maurice Denis, Paul Sérusier, Édouard Vuillard, Pierre Bonnard, Odilon Redon feront partie de ce mouvement.
Gauguin retournera en Bretagne en 1889 et 1890, au Pouldu, tout proche de Pont-Aven, deux lieux où chaque été une importante colonie d'artistes tentera d'élaborer une nouvelle peinture. Il y loge à "la Buvette de la Plage" de Marie Henry, en compagnie des peintres Meyer de Haan, Sérusier et Filiger.

La belle Angèle
1889
Musée d'Orsay, Paris
En mars 1891 un banquet présidé par Mallarmé est donné en son honneur alors que le peintre pense déjà à renouveler l'expérience des contrées exotiques en fixant son choix, après avoir songé à Java, au Tonkin ou à Madagascar, sur Tahiti.
Cette île lointaine découverte en 1767, protectorat puis colonie française à partir de 1880, est décrite par Bougainville puis par Pierre Loti, dans son roman autobiographique, "le Mariage de Loti", comme un archétype de l'Eden primitif. Or, c'est bien celà que recherche Gauguin : trouver une nature primordiale où cultiver, pour lui-même et pour son art, ce qu'on a appelé son primitivisme, ce "malgré moi de sauvage" comme il l'écrivait à sa femme, ses origines profondes d'Inca du Pérou - comme il se représente désormais dans ses autoportraits -.
L'ATELIER DES TROPIQUES EN POLYNESIE
Une vente publique de ses oeuvres et l'achat par Degas de son tableau "La belle Angèle" permet à Gauguin de partir en 1891 pour Tahiti afin de tenter une nouvelle expérience et fuir à nouveau cette "France civilisée à outrance", ou, pour citer le vers célèbre de Mallarmé : "Fuir, là-bas fuir".
Pour ce faire, il obtient également du gouvernement français une mission officielle d'étude des coutumes et paysages de ce pays.
1er Séjour 1891-93

Paroles du diable
1892
National Gallery of Art
Washington DC
Dans cet "ailleurs", Paul Gauguin fait d'abord oeuvre d'ethnologue, manifestant une grande curiosité pour la culture et le culte maori, dont il va utiliser les sujets dans ses tableaux.
Il y est aussi fasciné par le charme indolent des beautés locales et peint une Océanie paradisiaque (que l'arrivée des Occidentaux avait déjà pourtant grandement commencée à détruire).
Gauguin s'y affranchit avec une liberté et un naturel inégalés de la peinture occidentale par son style primitif et la prodigieuse invasion des couleurs (le sol pourpre et lilas de Paroles du diable, le mur jaune derrière la Fille à la mangue...).
Mais parfois le côté provincial de cette lointaine colonie française lui rappelle cruellement une civilisation qu'il croyait avoir laissée derrière lui : "l'imititation, grotesque jusqu'à la caricature, de nos moeurs, modes, vices et ridicules civilisés... Avoir fait tant de chemin pour trouver cela même que je fuyais!» (extrait de Noa-Noa).
En juin 1893, Gauguin quitte Tahiti pour la France où il arrivera en août.
1894, dernier séjour à Pont-Aven
En septembre 1893, Paul Gauguin commence la rédaction de Noa Noa ("Odorant"), afin de mieux faire comprendre sa peinture tahitienne.
En novembre 1893 une exposition des oeuvres de Gauguin a lieu chez chez Durand-Ruel avec 41 tableaux de Tahiti, 3 de Bretagne et des sculptures sur bois. Mais Gauguin est déçu par l'accueil fait par les critiques parisiens à ses toiles d'Océanie.
Gauguin retourne une dernière fois d'avril à novembre 1894 à Pont-Aven. La colonie artistique de Pont-Aven, qui compte certains étés plus de cent peintres, est devenue alors un phénomène unique en Europe dans la seconde moitié du XIXe siècle.
2ème Séjour 1895-1903, l'adieu définitif à la civilisation
En juillet 1895, Paul Gauguin repart à nouveau du port de Marseille pour Papeete.
Il y vivra jusqu'au mois de septembre 1901, date à laquelle il part pour s'installer aux Iles Marquises. C'est dans sa case baptisée la "maison du jouir" qu'il mourut le 8 mai 1903 à Hiva Oa, une des îles Marquises.

Là-bas, la solitude et la détresse matérielle ne l'empêchèrent pas de réaliser certaines de ses plus belles œuvres où il retranscrit avec concision et intensité sa vision sensuelle et mystique de la vie. En particulier son vaste tableau testament, "D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ?" - 1897

D'où venons-nous? Que sommes-nous?
Où allons-nous?
1897
Museum of Fine Arts, Boston



"La couleur qui est vibration de même que la musique" , ces mots de Paul Gauguin illustrent bien l'usage si particulier qu'il fait du rose, son amour de plus en plus vif pour l'indigo et le jaune citron, la profondeur de ses ocres rouges, le balancement du vert du suraigu au très grave, ses harmonies sombres, presque sourdes, déchirées par des dissonances. L'envie s'impose d'écouter sonner la peinture dans toute sa puissance. On s'en étonne, on s'en pénètre, on en jouit.

L'oeuvre de Paul Gauguin influencera fortement les nabis et les fauves.

1848 7 juin Naissance d'Eugène Henri Paul GAUGUIN, 52 rue Notre-Dame-de-Lorette à Paris
de Clovis GAUGUIN, rédacteur du National, 34 ans
et Aline CHAZAL, 23 ans
Aline est la fille de André CHAZAL, graveur typographe et de Flora TRISTAN (1803-44), écrivain socialiste française, fille naturelle du péruvien Don Mariano Tristan Y Moscoso
1849 Paul embarque avec ses parents et sa soeur aînée Marie pour le Pérou
30 octobre Clovis GAUGUIN meurt d'une rupture d'anévrisme à Port-Famine (Patagonie)
1849-1855 Aline GAUGUIN vit avec ses deux enfants dans la propriété de Don Pio Tristan Y Moscoso, frère cadet de son grand-père
1855 Aline rentre en France
Mort de Guillaume GAUGUIN, grand-père et parrain de Paul, épicier à Orléans
Aline habite à Orléans chez Isidore GAUGUIN, frère de Clovis
1856 Paul entre comme externe dans un pensionnat à Orléans
1859 Aline s'installe à Paris comme couturière
Paul reste à Orléans où il entre au petit séminaire
1862 Paul étudie à Paris à la pension de Mr Loriol, préparant à la Marine
1864 Paul effectue sa dernière année d'étude comme interne au lycée d'Orléans
1865 Aline désigne Gustave AROSA comme tuteur de ses deux enfants
7 décembre Paul quitte Le Havre comme pilotin (élève-officier) dans la marine marchande
1866 Aline s'installe à Saint-Cloud près des AROSA
29 octobre Paul Gauguin s'embarque à bord du "Chili" pour un périple de 13 mois autour du monde, comme lieutenant en second
1867 7 juillet Mort d'Aline GAUGUIN
14 décembre Paul débarque à Toulon du "Chili"
1868 Paul effectue son service militaire dans la marine de guerre, à bord du "Jérôme-Napoléon"
1871 23 avril Paul est libéré du service militaire à Toulon
Gustave AROSA lui trouve un emploi chez Paul BERTIN, agent de change, comme remisier (intermédiaire entre l'agent de change et les clients)
1872-1873 Paul Gauguin rencontre Mette Sophie GAD, âgée de 22 ans, danoise, qu'il épouse le 22 novembre 1873
1874 Gauguin fait la connaissance, chez Bertin, d'Emile SCHUFFENECKER, peintre amateur
Il rencontre PISSARRO chez les AROSA
31 août Naissance d'Emil
1876 Paul Gauguin expose "Sous-bois à Viroflay" au Salon Officiel de Paris
Il acquiert des oeuvres des peintres impressionnistes (Manet, Cézanne, Renoir, Sisley...)
1877 24 décembre Naissance d'Aline
1878 25 février Vente, après son décès, de la collection de Gustave Arosa à l'hôtel Drouot
1879 10 avril-
11 mai
Sur l'invitation de Pissarro et Degas, Paul Gauguin participe à la 4ième exposition des Impressionnistes
Naissance du 3ième enfant, Clovis, le 10 mai
Passe l'été à Pontoise à peindre avec Pissarro
1880 avril Paul participe à la 5ième exposition des Impressionnistes
Peint l'été près de Pissarro à Pontoise
1881 Participe à la 6ième exposition des Impressionnistes où son "Etude de nu, ou Suzanne cousant" est remarquée
12 avril Naissance de Jean-René
Passe l'été chez Pissarro
1882 mars-avril Gauguin participe à la 7ième exposition des Impressionnistes
1883 Gauguin abandonne son emploi de boursier pour se consacrer à la peinture
Passe l'été chez Pissarro
6 décembre Naissance de Paul-Rollon
Gauguin déménage à Rouen
1884 juillet Mette Gauguin part au Danemark
novembre Paul Gauguin, "ne possédant plus un radis", rejoint sa femme à Copenhague, où il a obtenu d'être représentant d'une entreprise de Roubaix
1885 mai Organisation d'une exposition des oeuvres de Gauguin à Copenhague par la Société des Amis de l'Art
En juin, Paul rentre avec Clovis à Paris
Habite en octobre chez Schuffenecker, puis loue un logement
Travaille pour une société d'affichage comme colleur d'affiches Gare du Nord, devient inspecteur pour cette société
1886 mai-juin Participe à la 8ième et dernière exposition des Impressionnistes, où il a du succès
juillet-
novembre
Part pour un 1er séjour à Pont-Aven, où il prend pension chez Marie-Jeanne GLOANEC, où écrit-t-il à Mette "on me respecte comme le peintre le plus fort de Pont-Aven" et "tout le monde ici (Américains, Anglais, Suédois et Français) se dispute mon conseil"
1ère rencontre en août avec Emile BERNARD
Gauguin fait de la sculpture céramique avec le céramiste Ernest CHAPLET, rue Blomet
Rencontre Vincent VAN GOGH à a Galerie Boussod et Valadon
1887 10 avril Part avec Charles Laval pour Panama où il travaille "à la pioche" sur le percement du canal
Quitte Panama à la mi-mai pour la Martinique où il reste, enthousiasmé, jusqu'en octobre
Malade, Gauguin se fait embaucher comme matelot sur un voilier pour regagner la France
décembre Chaplet cesse son activité de céramiste, collaboration en laquelle Gauguin avait espérée
Théo Van Gogh présente des oeuvres de Gauguin à la Galerie Boussod et Valadon
1888 février A Mette : "Sur le point d'être lancé, je dois encore faire un effort suprême pour ma peinture et je vais aller en Bretagne, à Pont-Aven, pendant 6 mois, faire des tableaux"Laval rejoint Gauguin à Pont-Aven
A Schuffenecker : "Vous êtes parisianiste. Et à moi la campagne. J'aime la Bretagne : j'y trouve le sauvage, le primitif. Quand mes sabots résonnent sur ce sol de granit, j'entends le ton sourd, mat et puissant que je cherche en peinture" (Février 1888)
août-oct Nouvelle rencontre avec Emile Bernard et révélation devant le tableau "Bretonnes dans la prairie verte" - 1888 que celui-ci réalise au cours de l'été
Paul Gauguin exécute peu de temps après "La vision après le sermon"
A Schuffenecker : "Un conseil, ne peignez pas trop d'après nature. L'art est une abstraction
... pensez plus à la création qui en résultera, c'est le seul moyen de monter vers Dieu..." (Août 1888)A Emile Bernard : "Vous avez tous les atouts en main...Vous êtes extraordinairement doué..." (octobre 1888)
octobre Gauguin Quitte Pont-Aven pour rejoindre Vincent Van Gogh à Arles
"...Deux hommes ont fait là un travail colossal, utile à tous deux." (Paul Gauguin "Diverses choses")
A Emile Bernard : "Vincent et moi sommes bien peu d'accord en général, surtout en peinture...Il est romantique et moi je suis plutôt porté à un état primitif" (Déc. 1888)
A Schuffenecker : "Vous m'attendez à bras ouverts... Je ne viens pas encore...je dois beaucoup à Théo Van Gogh et Vincent et ne puis en vouloir à un coeur excellent qui est malade, qui souffre et qui me demande." (Déc. 1888)
1889 janvier Gauguin loue un atelier avenue de Montsouris et loge avec la famille Schuffenecker, rue Boulard
Gauguin rencontre le peintre hollandais Jacob Meyer de Haan à la Galerie Boussod et Valadon
février-mai 3ième séjour à la pension Gloanec
mai Rentre à paris pour préparer l'exposition chez Volpini
Ouverture de l'Exposition Universelle à Paris (inauguration de la Tour Eiffel)
juin Paul Gauguin expose 17 toiles à l'exposition de peintures du Groupe Impressionniste et Synthétiste dans le "Café des Arts" de M. Volpini, au Champs-de-Mars, où exposent également Emile Benard, Laval, Schuffenecker, de Monfreid...
Aucune toile vendue, mais cette exposition lui fait rencontrer le critique Albert Aurier et suscite de l'enthousiasme auprès de Sérusier et ses amis, les futurs Nabis
A mi-juin, Gauguin retourne à Pont-Aven, puis au Pouldu, avec Sérusier
octobre Finit par s'installer au Pouldu à "La Buvette de la Plage" de Marie Henry en compagnie de Meyer de Haan, qui lui paie sa pension, Gauguin étant dénué de tout
1890 février Gauguin quitte Le Pouldu pour Paris où il habite chez les Schuffenecker
juin-
novembre
Nouveau séjour au Pouldu avec Meyer de Haan, où il achève la décoration de l'auberge de Marie Henry avec Sérusier et Filiger
Fréquente les cercles symbolistes à Paris
1891 Février Vente publique de ses oeuvres à Drouot pour financer son voyage à Tahiti
Mars Gauguin rend visite à sa femme et ses enfants à CopenhagueObtient une mission du Ministère des Beaux-Arts
1er avril Embarque à Marseille et arrive à Papeete le 9 juin
décembre Rencontre Teha'a-mana qui devient sa vahiné et son modèle
1892 juin Fait une demande de rapatriement au Directeur des Beaux-Arts à Paris
1893 juin Est rapatrié aux frais du ministère de l'Intérieur
Arrive à Paris en août
octobre Commence la rédaction de Noa-Noa où il raconte de manière poétique et illustrée ses découvertes de la vie primitive à Tahiti
novembre Expose ses oeuvres récentes à la Galerie Durand-Ruel
1894 février Touche l'héritage de son oncle Isidore Gauguin
Gauguin loue un deux-pièces rue Vercingétorix, où il vit avec Annah la Javanaise
avril Part en Bretagne avec Annah
A une jambe fracturée dans une bagarre à Concarneau
Annah quitte Pont-Aven et pille l'atelier de Gauguin à Paris
Gauguin est débouté à Quimper dans son procès avec Marie Henry pour récupérer ses oeuvres restées dans son auberge du Pouldu
novembre Un banquet en son honneur est organisé par Charles Morice au Café des Variétés à Paris
1895 janvier Va à Copenhague voir ses enfants
février Echec de la vente publique de 47 de ses oeuvres à Drouot : seuls 9 tableaux sont vendus, dont 2 à Degas
3 juillet Paul Gauguin s'embarque à Marseille pour Papeete où il arrive le 9 septembre
novembre S'installe à Punaauia, tout près de Papeete
1896 Sa nouvelle vahiné s'appelle Pahura
1897 janvier Mort de sa fille Aline à Copenhague
décembre Gauguin est victime d'une crise cardiaque
Il tente de se suicider à l'arsenic
1898 Gauguin travaille comme dessinateur au bureau des Travaux Publics de Papeete
1899 Pahura a un fils, Emile
août Gauguin crée un journal "Le Sourire"
1900 Devient rédacteur en chef du journal "Les Guêpes"
1901 Gauguin quitte Tahiti pour les Iles Marquises
Il y construit la "Maison du Jouir" où il s'installe avec sa vahiné Vaeho Marie-Rose
1902 Vaheo donne naissance à une fille Tahiatikaomata
1903 Pour avoir pris la défense de plusiueurs indigènes, Gauguin est accusé de diffamation à l'encontre du gouverneur, et condamné
8 mai Paul Gauguin meurt d'une crise cardiaque après avoir pris une forte dose de morphine
Il est enterré au cimetière catholique d'Atuona
Soyez mystérieuses
1890
Le Pouldu
Bois de tilleul peint
Musée d'Orsay

Paris

Foto - Passeando pelo Rio - Copacabana - Leme - Video

"Leme"


JOANMIRA

Foto - Passeando pelo Rio - Urca - "Praia Vermelha"

"Praia vermelha"
JOANMIRA

Elis Regina - "Triste" - Video - Musica

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"Triste"

2012-08-12

Londres 2012: Contre la Suède, les Français deviennent les Experts pour l’éternité

L'équipe de France de handball (de gauche à droite: Luc Abalo, Cedric Sorhano, Nikola Karabatic, Didier Dinar et Daniel Narcisse) célèbre sa victoire dimanche 12 août.

«Peut être qu’un jour, plus tard, je réaliserai que je fais partie de la meilleure équipe de tous les temps». Mais pour le moment, non, Xavier Barrachet n’en est pas là: il se contente de faire reluire sa médaille d’or et de la prêter aux journalistes. La question est pourtant tranchée. Les Experts, en conservant leur titre olympique après avoir battu la Suède (22-21), sont bel et bien la meilleure équipe française de tous les temps.
Il fallait peut être le rappeler, tant l’Euro serbe avait entaché la réputation de ces machines à gagner, qui doivent chaque année faire agrandir les dépendances pour faire rentrer leurs trophées. Il n’y a pas de réponse de toute faite, encore moins d’explication simple, au succès phénoménal de ce groupe. «Les caractères sont différents, les égos sont différents, ce n’est pas forcément facile à gérer. On nous a un peu tapé dessus, à juste titre. Mais on avait un objectif commun», détaille Daouda Karaboué, l’éternel remplaçant de Thierry Omeyer.
«Être solidaire, avoir envie de gagner, jamais se relâcher»
Tout ça parait simple, «mais de l’extérieur, on ne se rend pas compte de l’exigence», souffle Xavier Barrachet. C’est pour ça qu’il déteste comparer. Plus forts? Moins forts? Mieux qu’à Pékin? Moins bien qu’à Pékin? «Nous on s’en fout de tout ça, de ces histoires de palmarès. C’est pour les journaleux ça. C’est l’aventure humaine qui est belle», tance Bertrand Gille. C’est aussi l’un des piliers de la relance depuis l’Euro: les critiques, les doutes, tout ça a remis les Experts en marche. «Claude n’a pas eu besoin de nous en parler. On l’a lu, on l’a entendu, ça nous a piqué dans notre orgueil. Il en a juste rajouté une petite couche», remarque Xavier Barrachet.
Maintenant qu’ils sont revenus au sommet, après un tout petit pas de côté, cette équipe a rendez-vous en janvier 2013, en Espagne, pour les championnats du monde. Là où cette génération exceptionnelle devrait se dire au-revoir. Sans que cela n’inquiète grand monde. De toute façon, le savoir de cette équipe a l’air de ne pas sauter les générations. «Au début quand tu arrives, tu es un peu impressionné, raconte William Accambray. Il n’y a pas vraiment de concurrence pour les nouveaux. Être solidaire, avoir envie de gagner, jamais se relâcher, c’est ce qu’on t’apprend. Et puis au bout d’un moment, tu comprends que les légendes avec qui tu joues sont des mecs comme toi». Des mecs blindés d’or.
Antoine Maes

Photo - A la découverte de Rio - Avenida Atlântica

Je crois que nous sommes tous pareils: nous connaissons Cancun, Cuba, New York, La Terre de Feu...et souvent nous ne connaissons pas ce qui existe dans notre quartier...

Je n'échappe pas à la règle, mais aujourd'hui j'ai décidé de passer quelques heures dans ce joyau de mon quartier de Copacabana, l'avenue Atlântica.


L'Atlântica est l'avenue mytique qui longe toute la plage de Copacabana

Elle reçoit bon nombre d'affluents comme les rues Bolivar, Barão de Ipanema, Constante Ramos, Santa Clara, Figueiredo de Magalhães, Sigueira Campos...


A Siqueira Campos, se trouve mon restaurant préféré "Manuel & Juaquim".
Sur le chemin de retour, en rythme touriste, j'ai fait ces quelques photos.








Foot-volley


Souvenirs

Rua Bolivar, ma rue

Vous voici devant chez moi.
Fin de la promenade.
JOANMIRA

Ultima hora - importante declaracão de Paulo Portas: "Não me falem em submarinos..."

 

"...submarinos, não! Falem-me de problemas sérios e necessarios para a retoma (!) da Economia portuguesa:
Reducão dos elevados salarios dos portugueses que trabalham e que impedem as empresas de terem muito mais lucro sem investir, reducão dos subsidios de férias e de natal que permitem aos Portugueses um consumismo desenfreado sem contrapartida laboral, fecho de escolas e hospitais, ja que a maioria dos Portugueses são "doutores" e não necessitam de ensino e que, segundo estatisticas do Instituto De Apreciacão Internacional Otario Terapeutico    Analfabeto (I.D.I.O.T.A.), os Portugueses estão todos bem de saude e não carecem de cuidados médicos, vivendo num Pais com excelentes condicões climatéricas  gracas, devo dizer, ao esforco dos nossos letrados politicos em geral e dos gays do  CDS-PP em particular. Disfrutem do nosso clima amen (o), da excelente situacão geografica do Pais, dos penteados do Ronaldo mas, por favor, não nos amolguem o tacho; não nos  envolvam em polémicas que poderiam travar o nosso desempenho e prejudicar Portugal. Os mercados estão de olhos postos em nos; qualquer noticia negativa seria por eles aproveitada para impor mais medidas de austeridade de molde a agravar a situacão dos nossos bancos e empresas. Muito obrigado pela vossa submissão... Heum...atencão...  Quê, submarinos? Não, não e não!"
JOANMIRA - Rio de Janeiro

Les grands peintres impressionnistes - Edgar Degas - 1834-1917

DEBUSSY - L'isle joyeuse (1904)

Edgar DEGAS

mouvement et composition

UNE FORMATION CLASSIQUE
Edgar DEGAS (1834-1917), peintre et sculpteur français, est considéré comme l'un des représentants majeurs de l'impressionnisme grâce à sa composition novatrice et à son analyse perspective du mouvement.
Il fut aussi l'un des plus actifs organisateurs du mouvement impressionniste, même si ses conceptions artistiques étaient distinctes de celles de ses amis impressionnistes.
De son vrai nom Hilaire Germain Edgar de Gas, il naît à Paris en juillet 1834 dans une grande famille noble de banquiers, aisée et cultivée. Sa mère était créole, originaire de la Nouvelle-Orléans. Son père, amateur d'art éclairé, permet à son fils d'aménager un atelier dans sa propre maison.
Après de brèves études de droit, il étudie à l'Ecole des Beaux-Arts sous la direction de Lamothe, un disciple d'Ingres, peintre auquel il devait toujours vouer une admiration sans borne. Il y acquiert une grande maîtrise du dessin qui constituera toujours une caractéristique majeure de son art.
En 1859, il part pour l'Italie où il étudie, à Florence, Naples et Rome, les œuvres du Quattrocento, et peint de nombreux portraits.
Il étudiera à fond l'art ancien, tout en programmant dès 1859 dans ses carnets, toute une liste de motifs de la vie contemporaine qu'il projette de traiter : musiciens, danseuses, deuils, cafés le soir... autant de thèmes qu'on retrouvera dans son oeuvre.
Par son statut social, sa culture et sa conception artistique, Degas a beaucoup de points communs avec Manet. Plus encore que Manet, c'est un peintre de figures, il ne s'intéresse jamais au paysage.
C l i q u e z sur les i m a g e s

Autoportrait au chapeau mou
1857-58

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Sterling and Francine Clark
Art Institute
Williamstown, Massachusetts
UNE COMPOSITION NOVATRICE
"La Famille Bellelli" (1858-1860) est l'un de ses premiers tableaux véritablement personnels, et peut être considéré comme l'un des premiers chefs-d'oeuvre de l'Impressionnisme.
Ce tableau représente le baron Bellelli, révolutionnaire exilé à Naples en 1848, et sa femme Laura, fille du banquier napolitain de Gas qui vient de décéder, et tante du peintre, avec leurs deux filles, en habits de deuil.
Comme il le fera tout au long de sa vie, Degas choisit une composition inédite, et apparaît déjà comme un maître portraitiste dont l'intérêt principal est de traduire les états psychiques des personnages.
Par sa composition - des personnages aux poses peu contraintes, le père vu de dos comme coinçé entre des meubles et relégué à une incompréhensible insignifiance -, il transforme une scène de deuil en une banale scène du quotidien.
Malgré les attitudes pouvant être interprétées comme des signes de cohésion familiale, les regards divergent et sont emplis de froideur. Cette objectivité et cette fugacité des relations humaines sont un leitmotiv dans l'oeuvre de Degas.
Comme Manet avec son "Olympia", Degas conservera ce tableau sur lequel il travailla longtemps, jusqu'à sa mort.
La famille Bellelli
1858-60
Musée d'Orsay, Paris
DES THEMES CONTEMPORAINS ET URBAINS
A partir de 1861, il devait commencer à abandonner les sujets historiques et s'intéresser au thème des courses de chevaux, coutume aristocratique importé d'Angleterre, que Géricault (1791-1824) avait traité avant lui. A Longchamp, qui venait d'ouvrir, Degas étudiera attentivement l'animation des champs de course - l'univers des jockeys, les préparatifs et le départ des courses... -.
Il se lie dès 1862 avec Manet ("Portrait de Manet", 1864), mais ne rencontrera Monet et Renoir qu'en 1865 au Café Guerbois. De 1865 à 1870, il enverra chaque année ses oeuvres au Salon, avec succès. Après 1870, il cessera définitivement ses envois.
Contrairement aux autres impressionnistes, Degas préfèrera toujours travailler à l'atelier et ne partagera ni leur goût de la campagne et du plein air, ni leur recherche sur la lumière naturelle qui était au coeur de leurs préoccupations. Bien au contraire, il se penchera sur les effets de la lumière artificielle (lampes à gaz).
Sa mémoire visuelle lui permet de retranscrire précisément en atelier les sujets qu'il a observés, qu'il recrée dans une composition picturale voulue par lui. Degas revendiquait le droit de l'artiste à traduire ainsi sa volonté artistique, s'opposant en celà aux autres impressionnistes qui privilégiaient la spontanéité de la peinture sur le motif.
Degas dira ainsi de son art : “ Aucun art n'est aussi peu spontané que le mien. Ce que je fais est le résultat de la réflexion et de l'étude des grands maîtres; de l'inspiration, la spontanéité, le tempérament, je ne sais rien...”, ou encore : "je ne veux pas perdre la tête face à la nature".
A cette époque, tout en continuant à travailler à des portraits réalistes, comme "La femme aux chrysanthèmes" - 1865, Degas envoie au Salon en 1866 une course de chevaux, et commence à s'intéresser à un autre thème majeur de son oeuvre : le théâtre, la danse, la musique.
Avec "L'orchestre de l'Opéra" - 1868-69, Degas signe encore une composition très novatrice, avec en plans superposés vus du premier rang, la fosse aux musiciens, et la scène avec les danseuses de ballet décapitées formant un tourbillon de jambes et de tutus.
Bien que Degas ait rarement porté son regard en dehors des limites de sa sphère sociale, il s'attachera aussi au thème des repasseuses, alors à la mode en littérature et en peinture, qu'il reprendra épisodiquement tout au long de son oeuvre ("La repasseuse" - 1869).

L'orchestre de l'Opéra
vers 1868-69
Musée d'Orsay, Paris
Epris de "modernité" et admirateur de la vie urbaine, Degas est un observateur sceptique et sans illusions, qui souvent cherche à exprimer dans ses tableaux l'incohérence, l'amèreté, l'insolite ou l'incompréhensible des situations.
Pendant la guerre de 1870, Degas servira, comme Manet, dans la Garde Nationale à Paris. Après la Commune, il ira rendre visite à sa famille à La Nouvelle-Orléans, dont il ramènera le célèbre Bureau du coton à la Nouvelle-Orléans - 1873
Degas est co-organisateur de la 1ère exposition des Impressionnistes, et n'exposera plus que dans les expositions du groupe.
UN PEINTRE DU MOUVEMENT
N'ayant pas à vendre ses tableaux pour vivre, il va continuer à travailler, sans commande, sur ses thèmes favoris : portraits contemporains, courses de chevaux, scènes de café, monde du spectacle. Dans ce dernier, il va de plus en plus s'intéresser particulièrement au ballet, qui va devenir pour lui le sujet artistique dominant.
Il voit dans le ballet, en dehors de la magie qu'il exerce sur lui, un sujet idéal d'observation du mouvement rapide, et une vaste possibilité de composition spatiale, offerte par toute la surface de la scène.
Rapidement, Degas sera sensible, à travers ses observations des artistes dans les coulisses lors de leur travail - exercices, répétitions - , au décalage existant entre la féerie des costumes et des spectacles et la situation sociale misérable des danseurs.
Pour Degas, le microcosme du théâtre, de la musique et de la danse, qui focalise l'attention de la riche société qui peut s'offrir le luxe des spectacles, va devenir un lieu d'observation privilégié des rapports humains et des rapports contradictoires entre l'art, le travail et les affaires.

Danseuses
1878
Collection privée
L'ADAPTATION A SA MALADIE DES YEUX
Degas vécut mal certaines mauvaises affaires de sa famille, quoiqu'il fut toujours à l'abri du besoin, et, surtout va être éprouvé à partir de 1870 par une maladie des yeux, qui ne fera qu'empirer, malgré les soins, jusqu'à une cécité totale, marquant la fin de son activité artistique, en 1911.
D'un caractère difficle et solitaire, Degas vivra de plus en plus dans une certaine misanthropie, mais son activité artistique restera exceptionnelle : à sa peinture qu'il fera évoluer vers des scènes d'intérieur et le pastel, il ajoutera une oeuvre de sculpteur (et même une brève et intense oeuvre de photographe entre 1895 et 1896).

Bain du matin
1883
Pastel
sur papier Art Institute of Chicago
A compter de 1879, à travers des oeuvres telles que Femme à la coiffeuse, Degas s'intéressa presque exclusivement au thème pourtant fort ancien des femmes à la toilette.
Ironique, parfois cruel, mais toujours objectif et brillant dans la représentation, son réalisme atteint à une crudité souvent démystifiante de la femme.
Pratiquant depuis longtemps le pastel, il privilégiera cette technique lorsque sa vue trop dégradée lui interdira le travail de l'huile trop minutieux.
Il en profitera pour évoluer vers une technique plus enlevée et plus libre, modelant les volumes par le seul stratagème de la lumière et relevant l'ensemble par quelques touches de couleur pure.
Degas est une personnalité trop indépendante pour pouvoir se fondre totalement dans le mouvement impressionniste. S'il en est historiquement une des pièces maîtresses, ce qui le lie au mouvement impressionniste, c'est bien plus son esprit frondeur, anticonformiste, son goût de la modernité et le désir d'une peinture contemporaine, que ses conceptions artistiques qui sont souvent en opposition avec celles des impressionnistes.
Degas ne cessa toute activité artistique qu'à partir de 1911, lorsqu'il devint tout à fait aveugle.
L'ensemble de son oeuvre de peintre, très importante (2000 tableaux), se caractérise par son approche véritablement objective des sujets traités,l'extrême souci du réalisme, du dessin exact et la recherche et l'étude du mouvement.

Il tente de fixer, à la manière de la photographie naissante - qu'il pratiqua avec succès - le mouvement, au travers de poses naturelles et spontanées.

Cavaliers sous la pluie
1886
Glasgow Museums and
Art Gallery , Ecosse
 

2012-08-11

Olimpíadas 2012 - Ouro para o Brasil!

Jogadoras da seleção brasileira de vôlei comemoram mais um ponto rumo à medalha de ouro em Londres Foto: FP

LONDRES - O Brasil é bicampeão olímpico no vôlei feminino. Em mais uma prova de que sabem superar as adversidades, as meninas da seleção brasileira não se perturbaram com a derrota no primeiro set e, com uma atuação impecável nos sets seguintes, venceram os Estados Unidos por 3 a 1 na decisão em Londres (11/25, 25/17, 25/20 e 25/17) repetindo o placar da final de quatro anos atrás, em Pequim, também contra as americanas.
Seis jogadoras que foram ouro em 2008 se tornaram as primeiras mulheres bicampeãs olímpicas do país: Fabi, Fabiana, Jaqueline, Paula Pequeno, Sheilla e Thaísa. Treinador no primeiro título olímpico do vôlei masculino (Barcelona-1992) e também na primeira conquista do feminino, José Roberto Guimarães chegou ao seu terceiro ouro em Jogos, um tricampeonato sem medalha, já que os técnicos não recebem a premiação.
A seleção brasileira começou muito mal a partida, e os EUA abriram 6 a 1 rapidamente. Desperdiçando muitos contra-ataques, o Brasil não conseguia reagir, foi para o segundo tempo técnico perdendo por 16 a 7. A preocupação com bloqueio americano também levou as brasileiras a atacar muitas bolas para fora. Mesmo com mudanças na equipe - Paula Pequeno e Adenizia nos lugares de Fê Garay e Thaísa, o time do técnico José Roberto Guimarães continuou facilmente envolvido, e perdeu o set em apenas 21 minutos.
O Brasil reagiu no segundo set. Com dois ataques de Jaqueline e um de Fernanda Garay, o time abriu 3 a 0, mostrando estar recuperado da péssima atuação na primeira parcial. Mesmo depois de os EUA equilibrarem a partida em 12 a 12, o Brasil não se desesperou. Pelo contrário, com uma sequência de pontos, abriu grande vantagem: 18 a 12. A partir daí, bastou confirmar seus ataques para fechar o set em 26 minutos e empatar o jogo.
Novamente, a equipe brasileira teve um bom início de set, abrindo 6 a 2. Por mais que se aproximasse, os EUA não passaram à frente no placar em nenhum momento na parcial. Com Fê Garay, Jaqueline e Sheilla inspiradas no ataque, o Brasil controlou a vantagem até fechar em 25/20, em 27 minutos, virando o jogo para 2 a 1.
O bom início foi mais uma vez o trunfo do Brasil no quarto set. Com 5 a 2 contra, o técnico dos EUA, o neozelandês Hugh McCutcheon teve de queimar cedo seu primeiro pedido de tempo. Não adiantou, e as brasileiras continuaram sobrando em quadra, novamente com Fê Garay vencendo o bloqueio adversário de toda maneira. No segundo tempo técnico, o Brasil já vencia por 16 a 10, e as meninas já não escondiam o sorriso de quem via o bicampeonato se aproximando. E com as americanas totalmente perdidas em quadra, o Brasil foi somando ponto atrás de ponto, até chegar ao título com um ataque de Fê Garay.
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