2011-07-05

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Une caserne pour les musulmans du XVIIIe arrondissement de Paris?

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C’est un immense hangar, près de la porte des Poissonniers, à la frontière nord du XVIII arrondissement de Paris, entre le boulevard Ney et le périphérique, à l'angle de la rue Jean-Cocteau et de l'avenue de la porte des Poissonniers.
D'après des informations recueillies par Libération, la préfecture de police (PP) de Paris envisage d’y loger les musulmans qui prient, chaque vendredi, rue Myrha et rue Polonceau.
Hier, Hamza Salah, le recteur de la mosquée de la rue Myrha, a visité les lieux en compagnie de représentants de la PP et du ministère de l'Intérieur.
Moussa Diakité, recteur de la mosquée de la rue Polonceau a fait de même, il y a quelques jours. "Depuis plusieurs mois, la préfecture cherche des locaux permettant de résoudre le problème des prières de rue", affirme Daniel Vaillant, le maire PS du XVIIIe arrondissement.
Marine Le Pen en ayant fait un argument de campagne, le gouvernement veut y apporter une solution. Il y a un mois environ, la préfecture de Paris a découvert l’existence de ce site, propriété du ministère de la Défense. Une partie des bâtiments est utilisée par l’association Adoma pour loger des sans-abri.
L’autre, d’une surface de près de 1 500 m, est inoccupée depuis deux ans et sans affectation, pour l'instant. D’où l’idée d’y faire cohabiter les musulmans maghrébins de la mosquée de la rue Myrha et subsahariens de la rue Polonceau.
Dans quelles conditions ? "Il semblerait que les autorités se soient mises d’accord pour pour ouvrir des lieux de culte provisoires afin d’éviter prière dans la rue. Mais est-ce que cela va se faire sur les deniers publics?» interroge Daniel Vaillant.
La loi de 1905 interdisant à l’Etat de financer les cultes, il ne peut mettre les lieux gracieusement à la disposition des fidèles de l’islam. Une convention d'occupation précaire devrait être signée entre les deux parties, les associations musulmanes payant un loyer. Sur quelle base sera-t-il calculé, sachant que ces locaux ne seraient utilisés que quelques heures par semaine ? Les services fiscaux feraient chauffer les calculettes.
Les travaux de mise aux normes de sécurité (électricité, chauffage) seraient effectués par l'Etat et répercutés sous forme de loyer complémentaire.
Autre question : qui paiera les frais de fonctionnement (gardiennage ou chauffage) ?
Enfin, les musulmans sont-ils prêts à financer les travaux nécessaires pour transformer un hangar en lieu de culte ? D’après un spécialiste du dossier, le coût de ces aménagements – dont des salles d’ablutions – pourrait se monter à près de 180 000 euros. Trop cher ? La question se pose d’autant plus que l’utilisation de ces locaux serait provisoire. Ces lieux sont destinés, en effet, à être vendus.
La mairie de Paris construit dans le quartier de la Goutte d’or, où se trouvent les rues Myrha et Polonceau, un Institut des cultures d’islam comprenant deux salles de prière d'une capacité de 1000 personnes environ chacune selon Daniel Vaillant. Pas beaucoup plus que les capacités d'accueil actuelles des locaux existants.
Ces deux salles seraient revendues aux associations musulmanes. Montant de la facture : "de l'ordre de 6 à 7 millions d'euros", précise le maire du XVIIIe. "Il n'est pas question que la ville en fasse cadeau", ajoute-t-il.
Daniel Vaillant veut croire que ce dernier projet résoudra définitivement le problème des prières de rue. Pas sûr, puisque certains musulmans, dont Hamza Salah, le recteur de la mosquée de la rue Myrha, refusent de s’y associer, par crainte de perdre leur indépendance en passant sous les fourches caudines de la mairie de Paris.
Liberation

Taux de radioactivité alarmant à Fukushima


Vue du 3e réacteur de la centrale nucléaire de Fukushima, le 10 avril 2011 au Japon.

Des niveaux de radioactivité jusqu'à quatre fois supérieurs à la limite légale ont été mesurés dans les sols de la ville de Fukushima, à 60 kilomètres de la centrale nucléaire accidentée, ont annoncé des associations de résidents qui ont demandé l'évacuation des enfants.
Une des quatre mesures effectuée dans cette cité de près de 300.000 habitants a fait état d'un taux de césium radioactif de 46.540 becquerels par kilogramme, alors que le taux maximum légal est de 10.000 becquerels au Japon. Les trois autres prélèvements ont fait apparaître des taux compris entre 16.290 et 19.220 becquerels.
Selon le regroupement d'associations à l'initiative de l'étude, ce niveau dépasse le seuil à partir duquel les autorités soviétiques ont procédé à l'évacuation des populations après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986. Le collectif a appelé les autorités à évacuer les femmes enceintes et les enfants vivant à Fukushima.

Evacuation «au plus vite»

"La contamination des sols s'étend dans la ville", a prévenu l'auteur des analyses, Tomoya Yamauchi, professeur à l'Université de Kobe spécialiste des radiations. "Les enfants jouent avec la terre, ils jouent donc avec des substances hautement radioactives. L'évacuation doit être décrétée au plus vite", a-t-il souligné.
Quelque 160.000 personnes riveraines de la centrale ont évacué leur maison depuis l'accident nucléaire. Environ la moitié a regagné son domicile depuis mais les autres, qui vivaient dans un rayon de 20 km du site pour la plupart, ne sont pas retournées chez elles.
Provoqué par le séisme de magnitude 9 et le tsunami géant qui ont dévasté le nord-est du Japon le 11 mars, l'accident de la centrale Fukushima Daichi (Fukushima N°1) a entraîné d'importants rejets radioactifs dans l'atmosphère, l'eau de mer et les sols de la préfecture de Fukushima.
(Source AFP)

E.Coli: la piste des graines égyptiennes se confirme

L'étau se resserre dans l'enquête sur les diverses intoxications à l'E.Coli en France et en Allemagne . Un lot de graines importées d'Egypte en 2009 est en effet désormais considéré comme le lien «le plus probable» de ces contaminations à grande échelle, d'après l'agence européenne de sécurité alimentaire EFSA.
L'agence a demandé mardi à la Commission européenne de prendre les mesures nécessaires pour éviter de nouvelles contaminations et un retrait des graines provenant de ce lot pourrait être décidé dès mardi par l'UE, selon une source européenne.

«L'enquête de traçabilité menée par l'EFSA a conclu qu'un lot de graines de fenugrec (plante herbacée proche du trèfle) importées d'Egypte est le lien le plus probable entre les deux épidémies» en Allemagne et en France, a annoncé l'Agence basée à Parme (Italie) dans un rapport publié en ligne sur son site internet.

L'EFSA avait déjà évoqué la piste égyptienne dans un communiqué publié le 29 juin. Mais le ministère égyptien de l'Agriculture avait écarté le 1er juillet la responsabilité de graines produites dans son pays.

Plusieurs lots de graines pourraient être incrimin
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Le fenugrec est une plante aux feuilles ovales, proches du trèfle. Ses graines sont utilisées dans l'alimentation car elles sont très riches en phosphore ou magnésium notamment. Il peut être utilisé comme engrais dans l'agriculture biologique. Le lot incriminé, d'un volume de 15 tonnes, a été importé en 2009 en Allemagne, puis ensuite redistribué dans d'autres pays, notamment en France. L'EFSA estime que d'autres lots importés d'Egypte pendant la période 2009-2010 pourraient également être incriminés et précise qu'elle poursuit son enquête de traçabilité.

Le Parisien

DSK recusou-se a pagar por sexo. Confirma-se que "vítima" é prostituta


A mulher que acusou de agressão sexual Dominique Strauss-Kahn (DSK), comprometendo a carreira política daquele que era então o director máximo do FMI e provável candidato socialista às presidenciais francesas, terá alegadamente ficado furiosa quando ele recusou pagar os seus serviços sexuais. Quem o afirma é o ‘New York Post’, segundo o qual a empregada do Sofitel de Manhattan, identificada como Nafissatou Diallo, é uma prostituta que habitualmente se envolvia com clientes do hotel.
Citando uma "fonte da Procuradoria", o ‘New York Post’ assegura que a empregada fez de livre vontade sexo oral e anal com DSK e, perante a recusa deste em pagar, terá inventado a versão da violação. "Ela esperava ser paga, mas ele voltou-lhe as costas", terá afirmado a fonte, dizendo ainda que, ao contrário da versão contada à polícia, não fugiu do quarto de imediato para denunciar o crime. Terá mesmo ficado quase dez minutos no local enquanto ele se vestia.
O jornal acusa ainda Nafissatou de ter continuado a prostituir-se durante as semanas que passou hospedada num hotel de Brooklyn, para onde foi levada pelos investigadores para evitar que fosse identificada pela Imprensa após apresentar queixa. "Enquanto estava sob nossa supervisão teve múltiplos encontros no hotel, à custa das autoridades", referiu a fonte.
O ‘Post’ afirma ainda que dois investigadores que desde o início duvidaram da credibilidade da alegada vítima foram afastados do caso. O responsável do Ministério Público de Nova Iorque, Dan Alonso, não queria dúvidas e exigiu à restante equipa que centrasse as atenções na revelação dos ‘podres’ de Strauss-Kahn.

2011-07-04

Fernando Nobre sai do Parlamento (Bye bye e até nunca mais)

Fernando Nobre foi uma aposta perdida de Passos CoelhoO menino mimado queria o brinquedo, fez birra e acabou por ter a promessa que lho dariam (A presidência da Assembleia da Republica). So que os outros colegas entenderam (e bem) que não podiam nomear para "chefe de turma" quem não tinha nenhuma experiência para esse cargo... e resolveram chumbar o menino por duas vezes. Perante factos, o menino la se convenceu que não seria chefe. Primeiro ficou com uma grande cachola, depois amuou, e desdenhando os seus colegas decidiu ir fazer birras para outra escola.
Em conclusão: culpa para quem lhe quiz dar o brinquedo e um até nunca mais para quem procedeu como menino mimado e não respeitou nem a palavra dada aos seus eleitores, nem instituição onde foi nomeado nem os seus proprios colegas. Bye bye doc.
JMIRA

Angola expulsa 42 portugueses sem visto de trabalho


Os portugueses são trabalhadores de uma empresa de construção civil

Quarenta e dois cidadãos portugueses deverão ser expulsos de Angola ainda esta semana por se encontrarem em situação irregular no país, onde estavam a trabalhar sem visto de trabalho, disse hoje à Lusa fonte oficial.
Em declarações à Agência Lusa, o porta-voz dos Serviços de Migração de Estrangeiros, Simão Milagres, disse que foi possível chegar ao grupo com a detenção, no sábado, de um cidadão português no aeroporto internacional 4 de Fevereiro, que se encontrava na posse de 32 passaportes portugueses.

“São passaportes de 32 funcionários da empresa Prebuild, mas o indivíduo detido em posse dos mesmos não pertence a essa empresa”, disse Simão Milagres.

De acordo com a mesma fonte, este português que foi detido alegou que os passaportes em sua posse lhe foram entregues por uma amiga no aeroporto.

Com a apreensão desses passaportes, o porta-voz disse que foi possível detectar mais dez funcionários que se encontravam em situação idêntica na mesma empresa de construção civil.

“Neste momento, eles encontram-se sob custódia do SME, a empresa foi notificada e deverá pagar uma multa de seis mil dólares por cada um dos trabalhadores antes de deixarem o país ainda no decorrer desta semana”, referiu o porta-voz do SME.

Simão Milagres adiantou que para a permanência destes portugueses no país foi criado um esquema, que consiste no envio dos passaportes para Portugal para a renovação do visto ordinário, depois dos 90 dias permitidos por lei, dando a possibilidade de as pessoas permanecerem em Angola em situação legal, mas com visto de turista.

“Este é um esquema que conta também com a conivência de funcionários do SME, porque cá no nosso aeroporto os passaportes recebem o carimbo de saída e entrada desses cidadãos. Está já a decorrer uma investigação à volta disso para apurarmos quem está a colaborar nesses casos”, salientou.

De acordo com Simão Milagres, podem ser accionados mecanismos legais contra a referida empresa, porque com base na lei, está a promover e a auxiliar a imigração ilegal em Angola. A lei prevê penas que vão dos dois a oito anos de cadeia.

“Pensamos que andará cá muita gente com este tipo de esquemas, mas estamos determinados a combater esse tipo de situações para acabar com essas máfias”, rematou Simão Milagres.

Em Maio passado, os SME expulsaram de Angola quatro cidadãos brasileiros porque se encontravam a exercer actividade remunerada numa empresa de construção civil, sem o respectivo visto de trabalho, e era usado o mesmo esquema dos passaportes.

Ministro da Economia: "A Madeira poderá tornar-se independente"


Álvaro Santos Pereira escreveu no seu livro, publicado em 2007, que a Madeira poderia tornar-se independente caso assim o quisesse.
O novo ministro da Economia, escreveu no seu livro “Os mitos da Economia Portuguesa” que “se a Madeira quiser, um dia poderá tornar-se independente”.

“Afinal, se Malta, Chipre, e até Timor-Leste conseguem ser independentes, porque é que os madeirenses não poderão sonhar com uma autonomia total de Portugal?”, interroga Álvaro Santos Pereira.

O livro dedica um capítulo à independência do arquipélago e o texto foi integralmente reproduzido pelo “Jornal da Madeira”, que é propriedade do governo de Alberto João Jardim.

Álvaro Santos Pereira considera que “por trás da maioria das declarações de João Jardim em relação ao continente reside quase sempre uma ameaça velada ou implícita de que se os governos centrais não satisfizerem as exigências da Madeira, então tudo pode acontecer...Inclusive a possibilidade da independência deste território insular”.

“Como os governos centrais entendem que a integridade do território nacional não pode ser posta em causa, a tendência dominante tem sido ceder às pressões de João Jardim”, sendo por essa razão que “a Madeira tem sido extremamente bem sucedida na atracção de abundantes fundos nacionais e europeus para os seus projectos de investimento e demais despesas do Governo Regional”.


2011-07-03

Une explosion à la centrale du Tricastin


"L'incendie a été rapidement maîtrisé." La préfecture de la Drôme, interrogée par leJDD.fr, s'est voulue rassurante au sujet d'une explosion, samedi, sur le site de la centrale nucléaire du Tricastin, sur la commune de Saint-Paul-Trois-Châteaux. Selon EDF, également contacté, un transformateur électrique, hors de la zone nucléaire, a explosé vers 15h30, provoquant l'arrêt provisoire de la centrale. Du matériel a alors pris feu, dégageant une importante fumée noire, dont ont été témoins de nombreux riverains et routiers. "Le vent n'a pas plaqué cette fumée au sol et aucun automobiliste n'a été gêné", assure la préfecture.
Les services internes d'EDF ont immédiatement réagi, verrouillant les accès au site. Les sapeurs-pompiers sont intervenus quelques minutes plus tard pour maîtriser l'incendie, circonscrit à 15h55. "Aucun blessé n'est à déplorer et il n'y a pas eu d'atteinte à l'environnement", assure la préfecture.
La centrale du Tricastin est sujette à une surveillance attentive de l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN). Cette dernière, dans un rapport de 2007, indiquait que "le site devait encore progresser sur la gestion de la formation, la réalisation des permis de feu et les délais d'intervention en cas d'incendie qui demeurent trop longs". Un an plus tard, des rejets de carbone, en juin et septembre, et une fuite d'uranium, en juillet, avait provoqué une vive inquiétude. L'ASN a d'ailleurs annoncé, jeudi dernier, avoir imposé de nouvelles exigences de sécurité à EDF concernant le réacteur n°1 de la centrale. Mis en service en 1980, il pourrait fonctionner pendant encore dix ans si EDF le remet aux normes. L'explosion de samedi a eu lieu dans la tranche 1 de la centrale, alimentée par le réacteur n°1.

Contre toute censure: ni délit de blasphème, ni délit d'outrage!

 l’outrage au drapeau français, pour protester contre la loi du 18 mars 2003 qui réprime le fait d’outrager publiquement l’hymne national ou le drapeau tricolore, Charlie Hebdo appelle tous les citoyens à résister à la censure. En tournant en ridicule, en détruisant ou en souillant le symbole de la République, le citoyen ne fait qu’exprimer une opinion. Il ne s’agit pas de détruire un bien matériel appartenant à autrui, il s’agit de montrer qu’une république laïque ne peut décider pour ses citoyens quel symbole est sacré ou non. Nous avons lutté pour que ne soit pas reconnu le délit de blasphème en France à l’égard des religions, nous lutterons de la même manière pour que l’on abolisse le délit de blasphème à l’égard de la République.
Souvenez-vous, tout est allé très vite.
6 mars 2010. La Fnac de Nice donne le résultat d’un concours de photos amateur. Pour illustrer le thème « Politiquement incorrect », un concurrent a réalisé un cliché montrant un homme en train de s’essuyer le cul avec le drapeau tricolore. Cette photo, primée par le jury, a été publiée le 19 mars dans le journal gratuit Metro. Protestations de la part du préfet, du président UMP du conseil général et d’anciens combattants. Michèle Alliot-Marie, garde des Sceaux, et Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, s’indignent à leur tour.
25 mai 2010. Louis Nègre, sénateur UMP des Alpes-Maritimes, révèle qu’il a déposé une proposition de loi qui vise à sanctionner les outrages aux emblèmes nationaux.
1er juillet 2010. On apprend par la presse que deux salariés de la Fnac font l’objet d’une procédure de licenciement pour faute grave. Selon la direction de l’entreprise, ils sont responsables d’avoir «validé» le scandaleux résultat du concours photographique.
23 juillet 2010. Le décret réprimant l’outrage au drapeau est publié au Journal officiel.
«De l’outrage au drapeau tricolore
«Art. R. 645-15.-Hors les cas prévus par l’article 433-5-1, est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe le fait, lorsqu’il est commis dans des conditions de nature à troubler l’ordre public et dans l’intention d’outrager le drapeau tricolore:
«1° De détruire celui-ci, le détériorer ou l’utiliser de manière dégradante, dans un lieu public ou ouvert au public;
«2° Pour l’auteur de tels faits, même commis dans un lieu privé, de diffuser ou faire diffuser l’enregistrement d’images relatives à leur commission.
«La récidive des contraventions prévues au présent article est réprimée conformément aux articles 132-11 et 132-15.»
Il n'y a pas de couleurs sacrées
27 septembre 2010. La Ligue des droits de l’Homme annonce avoir déposé devant le Conseil d’État un recours contre le décret du 21 juillet 2010. La LDH considère que ce décret est «en violation de la Constitution et du principe de liberté d’expression». La LDH n’a, semble-t-il, reçu aucune réponse.
21 décembre 2010. M. Saïdi est condamné en vertu du nouveau décret à 750 euros d’amende avec sursis pour avoir brisé la hampe d’un drapeau tricolore dans une préfecture (voir Charlie Hebdo n° 967, page 14).
Et après?
Vous êtes français? Outragez le drapeau français! Prenez en photo ou filmez votre forfait, et envoyez le résultat à Charlie Hebdo . Notre sévère jury de blasphémateurs publiera les œuvres les plus intéressantes. Vous êtes étranger? Outragez vous aussi votre drapeau national! Afin de ne pas être accusé de nationalisme, chacun s’en prendra à ce qui est censé être son drapeau. Au boulot.
Charb
Article paru dans Charlie Hebdo n°968